samedi 30 mai 2009

C'est officiellement interdit...

La Cour suprême de Californie a maintenu, mardi 26 mai, le résultat d'un référendum interdisant les mariages homosexuels, mais a jugé que les dix-huit mille unions entre personnes du même sexe conclues auparavant dans l'Etat resteraient légales.

En mai 2008, la Cour suprême avait ouvert la voie aux unions légales entre personnes du même sexe en annulant un article du code civil jugé discriminatoire. Mais les opposants à ces mariages avaient réussi à convoquer un référendum pour inscrire leur interdiction dans la Constitution de l'Etat. Ce texte, appelé "proposition 8", avait été approuvé par un peu plus de 50 % des voix le 4 novembre, refermant la parenthèse pendant laquelle des couples homosexuels avaient pu légalement se marier.

Cinq Etats américains ont légalisé le mariage entre personnes du même sexe, quatre Etats du Nord-Est (Maine, Connecticut, Massachusetts et Vermont) et l'Iowa (Centre). Le New Hampshire (Nord-Est) a lui aussi franchi récemment un pas vers la reconnaissance du mariage homosexuel, qui a été adopté par un vote du Sénat. Il doit encore être approuvé par la Chambre des représentants. L'Etat de New York (Nord-Est) pourrait lui aussi légaliser prochainement le mariage entre deux personnes du même sexe.

LOS ANGELES. Par six voix contre une, la Cour suprême de Californie a validé, mardi 26 mai, la proposition 8, approuvée par les électeurs californiens le 4 novembre 2008, interdisant le mariage entre personnes de même sexe. Cette proposition est désormais inscrite dans la Constitution de l'Etat. Les 18 000 mariages de couples homosexuels déjà célébrés en Californie ne seront pas annulés. Kenneth Starr, l'avocat qui défendait le dossier de la proposition 8, a déclaré que la décision « réaffirme de façon retentissante le droit du peuple de Californie à amender la Constitution de l'Etat par un vote ». Dans la soirée, les gays ont défilé en nombre dans les rues de San Francisco et de San Diego, réclamant la liberté du mariage comme un droit civique et scandant « Egalité des droits maintenant », « Non à la haine ». « La Californie a toujours été à la pointe du changement social et maintenant nous voilà renvoyés à l'arrière de l'autobus », regrettait Kate, une jeune homosexuelle. Une banderole proclamait : « Déménageons dans l'Iowa », le dernier Etat américain à avoir autorisé le mariage homosexuel après le Massachusetts, le Maine, le Vermont et le Connecticut.

lundi 18 mai 2009

Reste solidaire

pas de baisse en vue... surtout en période de crise

SOS Homophobie pointe la "permanence" d'une homophobie "à tous les niveaux de la société", appelant les autorités à plus de vigilance à l'égard des violences visant la communauté gay et transsexuelle, en forte hausse sur internet, dans un rapport rendu public jeudi.
"La visibilité accrue des lesbiennes et des gays ne doit pas masquer la permanence et la violence d'une homophobie présente à tous les niveaux de la société", a souligné Jacques Lizé, président de SOS Homophobie, lors d'une conférence de presse.


SOS Homophobie a ainsi appelé les pouvoirs publics et les entreprises à se monter davantage vigilants.
Dans son rapport, l'association indique qu'en 2008, le premier motif des appels qui lui sont parvenus a concerné une fois encore le milieu professionnel (16% des 1.246 témoignages recueillis en 2008, contre 17% en 2007).
En revanche, la part des discours homophobes sur Internet (15% en 2008 contre 11% en 2007), marquée par une "très forte progression", constitue une nouveauté que pointent les rédacteurs du rapport. "C'est un lieu de l'anonymat où se déchaînent des propos homophobes d'une très grande violence", a déclaré en conférence de presse Jacques Lizé. "Internet est devenu un défouloir", a-t-il ajouté.
Tous les sites sont ainsi concernés, qu'il s'agisse de sites religieux, blogs, forums de discussions ou des réseaux sociaux comme Facebook où l'on trouve, par exemple, des groupes de "lutte contre l'homosexualité".
Des messages comme "ceci est un sodomite, c'est un pervers" ou "il était de mettre un point d'arrêt à la déferlante des pro-homos et à leur terrorisme intellectuel imbuvable", rapportés par 186 témoignages (soit 15% des appels et courriels reçus en 2008).
En 2008, les agressions physiques, qui ont sensiblement baissé par rapport aux six années précédentes, ont le plus souvent été le fait du voisinage (26% des cas), commis dans des lieux publics (25%) ou par la famille (15%). Ces violences ne ciblent pas seulement des homosexuels "avérés" puisque la seule apparence vestimentaire a été à l'origine d'agressions selon les témoignages.
A l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, qui se déroule le 17 mai, plusieurs manifestations son prévues. Un colloque est organisé jeudi à l'Assemblée nationale et un rassemblement de rue interassociatif se tiendra dimanche à 16H00, à Beaubourg (1er arrondissement).

La police russe appliquera "strictement" la loi en cas de manifestation non autorisée, y compris une parade gay, en marge du concours de l'Eurovision prévu samedi à Moscou, a déclaré vendredi 15 mai un responsable du ministère de l'Intérieur, cité par l'agence Interfax.
"Au cas où se tiendraient des défilés non autorisés, qu'il s'agisse d'une gay parade ou d'autres événements, la police agira en application stricte de la loi", a déclaré ce responsable, Leonid Vedenov, directeur adjoint du département de la sécurité publique et commandant de police.
"Nous agirons comme nous agirions dans le cas de n'importe quel événement non autorisé", a-t-il ajouté.

Répression
Des militants de la cause homosexuelle ont l'intention d'organiser une "Gay parade", le jour de la finale de l'Eurovision, ce à quoi la mairie de Moscou s'oppose catégoriquement.
L'homophobie est encore très répandue en Russie, où l'homosexualité a cessé d'être un crime réprimé par le Code pénal en 1993.
A Moscou, les Gay Pride, organisées en 2006 et 2007 malgré l'interdiction de la mairie avaient été sévèrement réprimées ou s'étaient soldées par des actes de violence commis par des jeunes nationalistes.
Les militants de la cause homosexuelle réclament la démission de Iouri Loujkov, le maire de Moscou, qui a qualifié les parades gays d'"oeuvre de Satan" et d'"armes de destruction massive" de l'Occident contre la Russie.

ça continue...



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vendredi 17 avril 2009

Bug ou piraterie ?

Le site d'Amazon était, mardi 14 avril, au centre d'une polémique après le retrait du classement des meilleures ventes des ouvrages traitant de l'homosexualité, une "censure" qui pourrait, en fait, être un acte de malveillance.
C'est Mark Probst, auteur de "The Filly", ("La pouliche") qui a le premier déclenché la polémique. Cet écrivain américain a remarqué que son œuvre, parlant d'un amour homosexuel, ainsi que de nombreux autres best-sellers gays et lesbiens, avaient disparu du classement des ventes d'Amazon.
Mark Probst a alors demandé des explications au site tout en alertant la communauté gay qui s'est immédiatement mobilisée. Contacté par le romancier, Amazon a confirmé que des produits classés "adultes" ont été filtrés et n'apparaissaient plus dans les classements.
L'écrivain note qu'"une multitude" de livres érotiques hétérosexuels n'ont pas été concernés par le filtrage, et parvient à la conclusion que les filtrages ont été fait à partir de catégories comme "Gay et lesbien".
Sur le blog "Digital Life" du site InformationWeek, Mitch Wagner démontre que des ouvrages non-pornographiques tels que la biographie de la comédienne gay Ellen DeGeneres ou "Heather a deux mamans", livre destiné à expliquer l'homosexualité aux enfants, sont référencés comme "adultes" à la différence de livres antisémites.

Amazon s'excuse...

Lundi 13 avril, Amazon a présenté ses excuses à propos d'une erreur concernant 57.310 livres.
Le site marchand a affirmé que le problème technique, qualifié de "pépin", ne concernait que des thèmes homosexuels. Mark Probst a confirmé le même jour que des romans sentimentaux, dont le sien, étaient de nouveau classés.
Mais l'affaire a de nouveau rebondi, lundi 13 avril, après la publication sur internet d'une discussion dans laquelle un internaute du nom de Weev se vante d'être à l'origine du bug.
Dans ce chat, l'homme affirme être parvenu à truquer les votes d'internautes visant à qualifier une œuvre de "contenu inapproprié". L'internaute donne même les lignes de codes qui lui auraient permis de faire sortir les ouvrages gays des différentes classements, et explique son geste comme un mouvement d'humeur contre la communauté gay de San Francisco.

lundi 6 avril 2009

On se distrait un peu...





USA / Encore un !

DES MOINES, Iowa - La Cour suprême de l'Iowa a déclaré anticonstitutionnelle une loi limitant le mariage à l'union d'un homme et d'une femme, ouvrant ainsi la voie à la légalisation du mariage homosexuel.

La Cour suprême de l'Iowa a déclaré anticonstitutionnelle une loi limitant le mariage à l'union d'un homme et d'une femme, ouvrant ainsi la voie à la légalisation du mariage homosexuel.

L'Iowa pourrait dès lors devenir le troisième État américain à légaliser les mariages entre personnes du même sexe, après le Massachusetts et le Connecticut. La Californie l'a brièvement autorisé avant qu'un référendum ne revienne sur cette décision.

La Cour suprême de l'Etat a annulé une loi de 1998 intitulée "défense du mariage" au motif qu'elle empêchait une protection égale de l'ensemble de la population par la loi.

Les magistrats ont comparé le droit des couples homosexuels à se marier à des précédents historiques tels que l'abolition de l'esclavage, de la ségrégation ou la reconnaissance des droits des femmes.

Les premiers mariages homosexuels de l'État d'Iowa pourraient avoir lieu dans les prochaines semaines.

Susan Sommer, juriste au sein du cabinet new-yorkais Lambda Legal, partie civile dans le jugement de la Cour suprême de l'Iowa, a indiqué que plusieurs États, dont New York, le Vermont et le New Hampshire, avaient entrepris des procédures similaires pour permettre à terme les unions entre personnes de même sexe.

La semaine dernière...


La Suède adopte une loi permettant le mariage des homosexuels à l'Eglise

STOCKHOLM — Le parlement suédois a adopté mercredi à une large majorité une loi permettant aux homosexuels de se marier civilement ou religieusement, législation qui entrera en vigueur dès le 1er mai.

"Le parlement a adopté mercredi la loi sur le mariage sexuellement neutre", annonce-t-il dans un communiqué.

Sur les 349 parlementaires, 261 ont voté pour, 22 contre, 16 se sont abstenus tandis que 50 étaient absents.

En Suède, les couples hétérosexuels peuvent choisir de se marier soit à la mairie, soit à l'église, tandis que les couples homosexuels étaient jusqu'alors seulement autorisés, depuis 1995, à s'unir via un "partenariat" rendu légal par une cérémonie civile.

La Suède, déjà pionnière en matière de droit à l'adoption pour les couples homosexuels, va ainsi devenir l'un des premiers pays au monde à autoriser la célébration de mariages homosexuels au sein d'une église majoritaire.


L'Eglise luthérienne, séparée de l'Etat en 2000, propose déjà depuis janvier 2007 aux couples homosexuels une bénédiction de leur union.

L'Eglise, dont 74% de Suédois étaient membres en 2007, a indiqué mercredi qu'elle soutenait cette nouvelle législation. Mais elle doit entériner cette loi lors d'un synode en octobre.

Les pasteurs auront toutefois le droit à titre individuel de refuser de célébrer un mariage homosexuel, mais l'Eglise devra alors être en mesure de trouver un autre prêtre pour la cérémonie.

Cette clause a été une nouvelle fois dénoncée par les défenseurs des droits des homosexuels qui y voient "un droit légal des autorités à discriminer".

Six des sept partis partis politiques étaient favorables à cette loi.

Au sein de la coalition gouvernementale de centre-droit, seul le Parti des démocrates-chrétiens était opposé à l'utilisation du mot "mariage" pour l'union des homosexuels, contrairement aux trois autres partis de la majorité et à l'opposition, le Parti social-démocrate, principale formation du pays.

Dans la région nordique, le parlement norvégien avait adopté en juin 2008 une loi permettant le mariage homosexuel et autorisant l'Eglise luthérienne protestante, religion d'Etat en Norvège, à célébrer des unions d'homosexuels.

Mais de tels mariages religieux ne pourront avoir lieu avant l'adoption d'une liturgie spécifique, qui n'a toujours pas été adoptée, les organes de décision de l'Eglise y étant globalement opposés.

mardi 31 mars 2009

Refuge

« Paris est un formidable lieu d'émancipation, mais c'est aussi une ville qui broie. » Franck Lopez est le délégué régional pour l'Ile-de-France du Refuge, une association qui accompagne les jeunes homosexuels en situation de rupture familiale. Implantée depuis 2003 à Montpellier, la structure vient d'ouvrir une permanence à Paris. Chaque mardi, une équipe de bénévoles reçoit et écoute jeunes garçons et filles, âgés de 18 à 25 ans et isolés du fait de leur homosexualité. « Nous recevons 300 demandes d'hébergement par an, note Nicolas Noguier, le président. La moitié vient de jeunes Franciliens. C'est pour cela que nous avons décidé de nous implanter ici, dans un premier temps par le biais d'une permanence. Leurs parcours sont très durs, souvent ponctués de périodes d'errance et de prostitution, ainsi que de prises de risque vis-à-vis du VIH. »

David, 23 ans, a quitté son village des Deux-Sèvres alors qu'il était tout juste majeur : « Mes parents ne m'acceptaient pas. Et je croyais que ce serait plus facile de vivre dans une grande ville, que l'homosexualité était mieux vue qu'à la campagne. » Nicolas Noguier confirme l'attrait de la capitale pour les jeunes gays de province. « Le problème, c'est que leur point d'ancrage à Paris n'est pas forcément solide, décrypte le président du Refuge. Du coup, ils décrochent et se retrouvent isolés. » Pour David, le décrochage a vite pris la forme d'un enchaînement de galères : « Je me faisais héberger par des mecs qui en échange voulaient du sexe. J'en suis sorti grâce au Refuge, qui m'a hébergé à Montpellier pendant deux mois. Mais depuis mon retour à Paris, je suis retombé dans la prostitution. »

Il y a un mois, Pedro a lui aussi fui une famille « rejetante », comme disent les bénévoles du Refuge. A 17 ans à peine, il a vadrouillé d'une adresse à l'autre avant de s'installer chez une amie, à Drancy (93). Où le frêle jeune homme s'est trouvé confronté à un autre obstacle : « Il y a une vraie homophobie dans la cité. Quand je sors, c'est la peur au ventre. » Pedro a laissé un message, il y a quelques semaines, sur le portable du Refuge. « Ils m'ont conseillé, écouté. Aujourd'hui, je voudrais trouver une formation, un logement, me sentir chez moi. »

Le Refuge, qui dispose de six appartements-relais à Montpellier, n'a pas encore d'hébergement à proposer aux jeunes comme David ou Pedro. « Nous sommes en discussion avec la région, nous avons bon espoir », confie Nicolas Noguier. En attendant, l'association planche sur une autre idée : la création d'une permanence destinée aux familles.

Lisa MARTIN

vendredi 27 mars 2009

Encore des frasques...

ORLÉANS - L'évêque d'Orléans a reconnu avoir commis une erreur en affirmant que le préservatif n'était pas entièrement fiable pour se protéger contre le sida.

Ses propos ont provoqué de vives réactions dix jours après ceux du pape Benoît XVI qui avait estimé, en se rendant en Afrique, que le préservatif n'était pas un moyen de combattre la pandémie, voire qu'il l'aggravait.




"La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100% contre le sida", a affirmé jeudi Mgr André Fort sur les ondes de France Bleu Orléans. "Vous savez très bien, tous les scientifiques le savent : la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde." (là il a raison spermatozoïde : 55µm, virus : 0.1µm)

"En conséquence, il faudrait faire figurer la mention "fiabilité incomplète" sur les boîtes de préservatifs, a-t-il ajouté, dressant un parallèle avec le tabac. "On met maintenant sur les boîtes de cigarettes 'Danger'."

Dans un communiqué diffusé vendredi, le diocèse d'Orléans explique le contexte dans lequel Mgr Fort s'est exprimé. Il prenait en compte un article de presse qui faisait état d'une étude "précisant que le préservatif n'était fiable qu'à 97% dans les meilleures conditions d'utilisation et à 87% dans les conditions communes telles qu'elles se présentent en Afrique".

"André Fort admet avoir commis l'erreur de parler de questions posées dans les études antérieures sur la perméabilité des préservatifs", dit le texte. "Il prend acte des déclarations expertes des spécialistes qui attribuent ces échecs à d'autres causes."

A Orléans, ville dirigée par l'UMP, l'opposition de gauche a vivement dénoncé les propos de Mgr Fort. "La remise en cause de la fiabilité du préservatif dans la lutte contre le sida est une contre-vérité honteuse, une erreur scientifique grave", dit un communiqué signé par les Verts, le PS et les élus apparentés.

Ils réclament le retrait des propos de Mgr Fort et la "condamnation officielle de cette théorie farfelue sans fondement scientifique".

Après les "propos gravissimes" du pape Benoît XVI, "un nouveau cap vient d'être franchi", estime pour sa part le Parti socialiste dans un communiqué publié à Paris.

"Ces propos sont non seulement faux mais également dangereux pour la santé publique", dit-il. "Seuls les contraceptifs de type préservatifs (masculin et féminin) protègent efficacement des MST et du sida (...). Le virus du sida ne peut pas traverser le latex (préservatif masculin) ou le polyuréthane (préservatif féminin)."

Le PS demande au gouvernement de prendre des "mesures exceptionnelles d'information visant à rétablir la vérité afin d'éviter qu'une rumeur aussi fausse et dangereuse ne puisse se répandre, notamment chez les jeunes adultes".

Mourad Guichard, avec Laure Bretton à Paris, édité par Gilles Trequesser






Des thérapeutes britanniques proposent encore au XXIe siècle des traitements pour aider des homosexuels à devenir hétérosexuels contre toute preuve que pareille démarche présente une quelconque utilité et ne soit pas nocive, selon une étude publiée, jeudi 26 mars, par la revue spécialisée BMC Psychiatry. De tels traitements étaient à leur apogée en Angleterre dans les années 1960 et 1970, mais il y a bien longtemps que l'orientation sexuelle homosexuelle ou bisexuelle n'est plus considérée comme une maladie mentale, notamment par l'Organisation mondiale de la santé.

"D'IMMENSES DÉGÂTS"

Outre son absence d'efficacité démontrée, ce genre de tentative "peut causer d'immenses dégâts", avertit M. King. "Il est donc surprenant qu'une minorité significative de praticiens offre encore ce type d'aide à leurs clients", explique-t-il. Un certain nombre de raisons sont avancées par les thérapeutes pour expliquer leur attitude, allant des opinions morales ou religieuses personnelles sur l'homosexualité jusqu'au désir d'aider des patients stressés par des discriminations.

Les chercheurs, spécialistes de santé mentale, ont également relevé un certain "degré d'ignorance" sur l'absence de preuve d'efficacité de telles thérapies. Le meilleur moyen d'aider ces patients est de leur montrer qu'il n'y a absolument rien de pathologique dans leur orientation sexuelle, selon M. King. C'est aux professionnels de la santé mentale et à la société de les aider à affronter les préjugés et discriminations dont ils sont l'objet, souligne-t-il.

BD



jeudi 26 mars 2009

Attention, extrêmisme


J'en arrive à ce point...


Vidéo trouvée sur Dailymotion.com provenant d'Act'Hope (grande imagination pour trouver un nom pareil à peine inspiré d'Act-Up!...).
Pour résumer : la chasse aux sorcières est ouverte.
De quel côté de la force vous retrouverez-vous?
La liberté de culte est-elle plus importante que la prévention contre le SIDA ? Commentez !

Lettre ouverte au pape

Votre Sainteté,

Votre déclaration dans l'avion vous conduisant en Afrique a jeté la consternation et a suscité de nombreuses réactions indignées du monde scientifique, politique, de malades du sida et des associations qui luttent au quotidien sur le terrain pour freiner l'épidémie et aider les malades.

Pourquoi ?

Parce que cette déclaration est contredite par les résultats de vingt-cinq ans de recherche scientifique. Ces études montrent que le préservatif est une barrière imperméable aux agents infectieux sexuellement transmissibles (1). Les normes internationales de fabrication de cet outil de prévention lui assurent la plus grande efficacité.

L'analyse globale de près de 140 articles scientifiques consacrés au suivi de couples où l'un des deux partenaires est séropositif démontre de manière irréfutable que l'utilisation régulière du préservatif permet de réduire d'au moins 90 % le risque de transmission du VIH, mais également d'autres maladies sexuellement transmissibles (2).

Ces recherches montrent aussi que l'utilisation du préservatif et les campagnes de prévention et d'éducation sexuelle ont été, et restent, le principal frein à l'extension de l'épidémie dans le monde entier, y compris en Afrique ou en Asie. Au Brésil, la politique de promotion et de distribution de préservatifs dans la population générale a par exemple fortement contribué au contrôle de l'épidémie.

Parce que votre déclaration relève d'un cynisme insupportable. Vous ne pouvez pas ignorer que, sur les 33 millions de personnes vivant avec le VIH, près de 22 millions vivent en Afrique, là même où vous avez souhaité vous exprimer sur cette question du sida. Vous savez que, sur les 2,7 millions de personnes qui se sont infectées par le VIH en 2007, 45 % ont entre 15 et 24 ans. C'est cette jeunesse, de laquelle vous espérez tant être écouté, que votre position risque, entre autres, d'exposer à un risque accru d'infection par le VIH. Votre position sur cette question est dangereuse pour l'humanité.

Parce que vous ne pouvez pas ignorer que les vingt-cinq dernières années de lutte contre cette épidémie ont été marquées par des batailles scientifiques, mais aussi politiques. Votre position, évidemment idéologique, vous associe à ceux qui portent sur la conscience une lourde responsabilité. Personne n'ignore que la négation du rôle du VIH dans le sida par le président Thabo Mbeki a retardé l'introduction des traitements antirétroviraux en Afrique du Sud, entraînant la mort de près de 300 000 personnes.

Nous avons l'espoir qu'à nouveau nos collègues et les malades qui luttent au quotidien contre l'épidémie ne se laisseront pas détourner de leur combat par des déclarations qui témoignent d'un retard tragique dans la prise en compte de l'urgence et de la gravité de la situation.

Nous savons tous que l'utilisation du préservatif doit se situer dans une démarche globale de prévention, qui intègre l'information sur la maladie, l'accès aux traitements et, plus largement, des mesures individuelles de réduction des risques.

Mais nous savons aussi que votre rang vous permet de consulter les experts les plus éminents avant de vous exprimer publiquement sur une épidémie qui a déjà touché 60 millions de personnes et tué 25 millions d'entre elles. Ces avis auraient dû vous éviter cette prise de position aux conséquences dramatiques, qui, n'en doutons pas, marquera votre pontificat. Il est encore temps de revenir sur vos propos, pour le bien des hommes et des femmes d'Afrique et du monde entier.


Bertrand Audoin, directeur exécutif de Sidaction ;

Françoise Barré-Sinoussi, chercheuse en virologie à l'Institut Pasteur, lauréate du Prix Nobel de médecine 2008 ;

Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales ;

Yves Levy, président du conseil scientifique de Sidaction.

1. "Information note on effectiveness of condoms in preventing sexually transmitted infections including HIV". Who/Unaids, Geneva, August 2001.

2. "Effectiveness of male latex condoms for HIV/STD prevention". National HIV Prevention Conference. Abstract T1-C1301. Atlanta, 2003.


Liste des GayPride 2009 (FR)








Angers 16 mai
Biarritz 20 juin
Bordeaux 13 juin
Caen 3 juin
Lille 6 juin
Lyon 20 juin
Marseille 4 juillet
Montpellier 6 juin
Nancy - Lorraine 6 juin
Nantes 30 mai
Paris 27 juin
Rennes 13 juin
Toulouse 20 juin


jeudi 19 mars 2009

SIDA, Pape, et autres réactions



Deux jours après les propos du pape sur le préservatifs, les réactions d'indignation ne cessent d'affluer du monde entier. Au cœur de la problématique, le Programme des Nations unies sur le sida (Onusida) a déclaré mercredi que les préservatifs étaient une composante «essentielle» de la lutte contre la maladie. «Avec plus de 7.400 infections supplémentaires chaque jour, le monde ne peut arrêter l'épidémie du sida sans mettre un terme aux nouvelles infections au VIH», a-t-elle ajouté. Pour l'organisation, il n'existe pas de «mesure magique» qui permettrait à elle seule de juguler l'épidémie.

Au premier jour de sa visite en Afrique, Benoît 16 avait déclaré mardi 17 mars que l'on ne pouvait «pas régler le problème du sida (...) avec la distribution de préservatifs» et que, «au contraire, (leur) utilisation aggravait le problème». Le pape a estimé que la solution passait par «un réveil spirituel et humain» et l'«amitié pour les souffrants», déclenchant une vaste polémique à travers le monde.

L'Espagne envoie des préservatifs en Afrique

Paris a exprimé sa «très vive inquiétude», Bruxelles sa «consternation», Amsterdam sa «stupéfaction» et le Fonds mondial sur le sida son «indignation». L'Espagne a annoncé qu'elle allait envoyer un million de préservatifs en Afrique «pour lutter contre la propagation du VIH-sida». «Le préservatif s'est avéré un élément nécessaire des politiques de prévention et une barrière efficace contre le virus, selon les études de laboratoires», commente-t-il.

Rama Yade, secrétaire d'État française chargée des droits de l'Homme, s'est dite personnellement «ahurie» par les propos «régressifs» tenus par le pape «qui remettent en cause l'esprit et la pratique d'un combat de plusieurs décennies». «C'est un coup porté à tous ceux et celles qui se battent au quotidien pour faire reculer la maladie. Le vrai débat, c'est un débat de santé publique sur le sida, ce n'est pas un point de doctrine théologique. Quand on voit les ravages de la maladie, en Afrique notamment, on doit traiter le problème (...): oui naturellement, oui absolument au préservatif, car il préserve la vie», a encore déclaré la secrétaire d'État, d'origine sénégalaise. Interrogée sur Europe 1 sur les propos de la ministre du Logement Christine Boutin, catholique pratiquante, qui a déclaré qu'il n'était «pas drôle de mettre le préservatif», elle s'est contentée de répondre: «Je ne sais pas ce qu'elle a voulu dire, c'est son point de vue personnel. Ce que je sais, c'est que le préservatif est là pour préserver la vie.»

«Tombé des nues», «choquée»...

«Je suis tombé des nues en entendant les déclarations de Benoît XVI en matière de lutte contre le sida, un des fléaux les plus terribles qui soit», a déclaré Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP et ancien ministre de la Santé, qui fut l'initiateur du préservatif à 20 centimes d'euros. «On a besoin de se protéger et on a besoin aujourd'hui de messages de prévention», a-t-il ajouté.

François Bayrou a jugé ces propos «irrecevables pour quelqu'un qui a la certitude que la première responsabilité que nous partageons tous, et singulièrement les chrétiens, c'est la défense de la vie», a déclaré le président du MoDem, qui se dit catholique pratiquant.




«Je suis profondément choquée», a déclaré Ségolène Royal (PS), pour qui «il y a à travers le monde 33 millions de personnes qui sont touchées par le sida». «Je crois que la responsabilité de tout chef religieux, quel que soit sa religion, c'est de défendre le principe de vie et certainement pas d'engager les êtres humains vers la mort. (J'observe) avec satisfaction aussi que les catholiques élèvent la voix et prennent leurs distances par rapport à cette prise de position» du souverain pontife, a-t-elle ajouté.




(Avec AFP)




Le RC Lens soutient AIDES dans sa lutte contre le sida. Dans le cadre de la politique citoyenne du Racing club de Lens, le président Gervais Martel a accepté d’associer le club à la lutte contre le sida. Le Racing Club de Lens est le premier club de football en France à apporter son soutien à cette association reconnue d’utilité publique. A l’occasion du match Lens-Ajaccio, de ce vendredi 13 mars 2009, à Bollaert, de courts spots de l’association AIDES enregistrés notamment par Didier Drogba, des rugbymen du XV de France et Line Renaud seront diffusés sur les écrans géants du stade.



Par ailleurs, le RC Lens a décidé de soutenir activement AIDES dans sa lutte contre le sida grâce à la commercialisation d’un préservatif siglé RC Lens, lancé à l’occasion de ce même match. Ce produit sera en vente dès le vendredi 13 mars 2009, à la Boutique Emotion Foot du Stade Bollaert, à Lens, et sur le site de vente à distance : www.emotionfoot.com. Ce produit, disponible en trois couleurs (blanc, argent ou or) est aussi en cours de référencement dans les différents circuits de distribution.



Peu avant la rencontre Lens-Ajaccio, et afin de présenter ce partenariat, une conférence de presse a été organisée en présence de Stéphane Desreumaux, Directeur général du Racing chargé des ressources humaines et des filiales, d’Olivier Denoué , Directeur général délégué de l’association AIDES, et Stéphane Callieja de la société Callvin, fabricant des préservatifs. Stéphane Desreumaux a ainsi pu exprimer la volonté du Racing club de Lens de s’associer à AIDES à l’occasion de ses 25 ans de lutte contre le SIDA, et de mettre tous ses moyens de communication au service de cette cause en commercialisant un préservatif – « symbole de cette lutte » – aux couleurs du club, l'intégralité des roylaties étant reversées à l'association. Olivier Denoué a remercié le RC Lens pour cette proposition, en expliquant, avec fierté et émotion, l’importance de voir s’associer à ce combat, un club de football comme le RC Lens, avec ses valeurs de solidarité et son impact international, notamment en Afrique.

Sidaction : post spécial



PAROLES :
(Chorus)
Sugar baby love
Sugar baby love
I didn’t mean to make you blue
Sugar baby love
Sugar baby love
I didn’t mean to hurt you

All lovers make the same mistake
Yes, they do
Yes, all lovers make
Make the same mistake
Cause me and you

(Chorus)

People, take my advice
If you love someone
Don’t think twice

Love you baby love
Sugar baby love
Love her anyway
Love her everyday

mercredi 18 mars 2009

Comme les irresponsables vont toujours par paire...

La ministre du Logement, Christine Boutin, a assuré mercredi, après les déclarations du pape Benoît XVI, selon lequel l'usage du préservatif "aggrave" le problème du sida, que ce n'est "pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour".

Mme Boutin, catholique pratiquante, qui a pris parti contre l'avortement, la pilule du lendemain et le mariage homosexuel, a dit mardi sur RTL: "je pense que ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour".

"Il est bien sûr que la lutte contre le sida, c'est bien plus la recherche médicale et pharmaceutique", a affirmé la ministre.

En matière de préservatif, "chacun fait comme il peut et comme il veut", a ajouté Mme Boutin, affirmant: "n'attendez pas du pape qu'il dise qu'il faut mettre le préservatif".

Je me demande dans quel monde vivent ces personnes (Le Pape et Mme Boutin).